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La fécondation des cultures par déplacement de colonies d’abeilles

ou la relation harmonieuse entre agriculteurs – arboriculteurs et apiculteurs

 

La raréfaction progressive des insectes pollinisateurs détruits par les traitements phytosanitaires et la diminution du nombre des apiculteurs a fait comprendre au monde agricole l’utilité de l’abeille dans ce domaine. Ainsi, lorsqu’il s’agit d’assurer une fécondation correcte des cultures à pollinisation croisée, la demande de ruches est-elle croissante et l’offre locale très rare.

L’augmentation de rendement en poids et de la qualité des fruits et des graines est prouvée. On sait, que les arbres, dont les fleurs sont pollinisées par les abeilles, donnent des fruits plus réguliers, plus lourds, plus hâtifs et de meilleure conservation (INRA).

Pour l’agriculteur, utiliser les abeilles, pour assurer la fécondation des fleurs (fonction principale qui a toujours été la leur), a une incidence économique très importante qui lui permet une certaine rentabilité et surtout une amélioration de son image de marque vis-à-vis du grand public et des médias en particulier.

Pour l’apiculteur, un gros avantage de pratiquer la pollinisation selon un plan bien établi est qu’avant la campagne il est déjà payé pour la location de ses ruches ; bref, pour le travail qui sera effectué. Et ce, contrairement à une apiculture axée uniquement sur la production de miel où il ne perçoit le prix de celui-ci que s’il l’a vendu.

 

Combien faut-il de colonies pour réaliser une fécondation optimale ? Le tableau suivant donne les estimations faites pour diverses cultures particulièrement importantes du point de vue économique.

 

Nombre de colonies nécessaires pour la pollinisation et pour la récolte de miel, d’après K. WEISS.

 

Plantes à féconder

Par ha, nombre de colonies indispensables pour une fécondation optimale
·      Fruitiers (à noyaux, à pépins, 80 arbres à l’ha)

·      Colza

·      Trèfle rouge et blanc

·      Luzerne

4

4

8

8

 

La recherche de l’emplacement

Le cas le plus aisé est celui où l’arboriculteur nous contacte pour nous demander de venir placer nos colonies chez lui durant la floraison de ses arbres fruitiers.

Par exemple, le GAWI (Groupement d’Arboriculteurs pratiquant en Wallonie les techniques Intégrées) établit une liste de ses membres demandeurs de colonies d’abeilles. Inversement, c’est à l’apiculteur de repérer les vergers, les champs de colza ou de phacélie, de rencontrer les agriculteurs qui acceptent facilement que l’on place des abeilles dans leurs champs, et de négocier la location de ruches. Nous recommandons aux apiculteurs outre le contrat de location de ne pas oublier d’offrir quelques pots de miel.

Pour éviter que les abeilles ne retournent au rucher, le lieu de transhumance doit se trouver au moins à 3 km de l’emplacement initial.

 

La négociation entre l’apiculteur et l’arboriculteur – agriculteur

Il existe des contrats types (voir pages suivantes) définissant les engagements respectifs au sujet du nombre de colonies, de la non-utilisation de produits toxiques pour l’abeille, du prix, des modalités pratiques de placement et d’enlèvement des ruches.

 

Signalons que les serres-tunnels conduisent généralement à la perte de la colonie, ce qui justifie que le prix demandé soit plus élevé.

 

Il est aussi très important de convenir et de respecter précisément le moment de l’enlèvement des ruches pour éviter tous risques liés aux pulvérisations.

L’emplacement des ruches dans un verger est important. Elles seront, de préférence, abritées du vent, du soleil trop ardent et posées sur des supports (genre palettes).

 

Les conditions financières sont fonction :

  • du nombre de ruches déplacées et
  • de la distance parcourue.

 

Pour donner la possibilité aux agriculteurs – arboriculteurs et horticulteurs de rencontrer des apiculteurs performants, nous proposons un service qui permettra aux uns et aux autres de se rencontrer et d’œuvrer efficacement dans le respect de tous.

 

Adresse de contact :

Jean-Marie HOYOUX

0474/55 99 90